Le Caucase

L’Union Européenne attend le gaz de la Mer Caspienne

Un responsable de l’UE a rappelé toute l’importance du corridor gazier sud pour la sécurité énergétique des pays membres. Du gaz attendu à l’horizon 2019-2020.

Maros Sefcovic, le vice-président de la Commission européenne en charge de l’union énergétique a semble-t-il mis un léger coup de pression à l’Azerbaïdjan au sujet du gaz naturel. Car au cours du débat organisé avec les responsables de la Commission européenne chargés de l’union de l’énergie et l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et la Turquie, l’homme politique a déclaré : “Nous voulons que le gaz naturel de la mer Caspienne soit acheminé vers l’Europe à partir des années 2019-2020.” Car pour ce spécialiste des questions énergétiques : “le corridor gazier sud est un projet important et stratégique pour nous. Ce projet nous permettra de diversifier nos itinéraires et sources énergétiques”.

L’Azerbaïdjan s’active

Le temps semble presser pour l’Europe qui attend donc avec impatience que le corridor gazier sud soit rapidement opérationnel. Pour rappel, le corridor gazier sud est considéré comme le plus grand ensemble de gazoducs au monde avec 3500 km d’infrastructures composées du gazoduc Caucase du Sud, du gazoduc transanatolien (TANAP) et du gazoduc Transadriatique (TAP). Grâce à cet immense réseau, l’Azerbaïdjan pourra à terme alimenter l’Europe à raison de 10 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

Pour rester dans les clous en termes de timing, l’Azerbaïdjan a redoublé d’effort en investissant rien que pour cette année la somme de 3 milliards de dollars dans le projet.