Le Caucase

Azerbaïdjan : visite officielle de Didier Reynders pour soutenir les personnes déplacées de Bakou

Dirigeant une délégation d’officiels de l’Union Européenne, Didier Reynders s’est rendu dans la capitale azérie pour soutenir les personnes déplacées du conflit du Haut-Karabagh et rendre hommage aux pertes humaines.

 

A la fois président du Comité des ministres du Conseil de l’Europe et également ministre des Affaires étrangères de Belgique, Didier Reynders a ainsi conduit une délégation d’officiels de l’UE pour rendre hommage aux victimes tombées durant les premières phases du conflit opposant le pays à l’Arménie sur la ligne du Haut-Karabagh.

 

Il a déposé une gerbe sur la « flamme éternelle » du mémorial, Allée des Martyrs à Bakou où il a été accueilli par Ali Hassanov, vice-premier ministre et président du Comité d’Etat chargé des réfugiés et des personnes déplacées.

 

Ce fut l’occasion de rappeler qu’au moins 137 personnes furent tuées par l’armée russe durant l’épisode dit du « Janvier Noir ». Prétextant vouloir « prévenir de violences ethniques », Mikhaïl Gorbatchev avait alors ordonné l’envoi de l’Armée Rouge à Bakou en Janvier 1990.

 

Des milliers de personnes ont également perdu la vie dans le conflit du Haut-Karabagh et sont inhumées au mémorial de l’Allée des Martyrs.

 

 

Visite aux personnes déplacées

 

L’autre temps fort de la visite de la délégation européenne a été de se rendre dans le nouveau quartier spécialement construit pour les personnes déplacées à cause du conflit avec l’Arménie.

 

Financés par le Fonds d’Etat du Pétrole dans la petite ville de Massazyr dans la région d’Abchéron, des dizaines d’appartements sont prévus pour accueillir le plus de personnes possibles, les autres étant actuellement hébergées dans divers foyers d’étudiants des universités du pays.

 

Ali Hassanov a ainsi pu présenter à la délégation les travaux mis en œuvre par l’Azerbaïdjan pour le bénéfice de ces populations : la construction d’hôpitaux ainsi que celle d’écoles maternelles et secondaires.

 

Le vice-premier ministre azéri en a également profité pour rappeler que le conflit du Haut-Karabagh a engendré plus d’un million de réfugiés et de déplacés et que le pays attend de nouvelles mesures de la part du groupe de Minsk de l’OSCE qui est censé trouver une résolution au conflit, mais encore sans succès pour le moment.

 

Il est même allé plus loin en mentionnant le fait que les nations qui président ce groupe n’agissent pas en parfaite objectivité et que l’Arménie s’obstine à ne pas vouloir faire respecter les décisions et les résolutions prises par le Conseil de Sécurité de l’ONU.