Le Caucase

Le Kazakhstan s’engage vers plus d’ENR

Le Kazakhstan a récemment fait savoir qu’il intensifiera ses efforts sur le développement des énergies renouvelables au cours de la prochaine décennie. Avec un objectif affiché des plus ambitieux.

 

Le Kazakhstan peut se vanter d’être de plus en plus aligné sur les standards les plus élevés des pays développés avec la récente annonce de son ministre de l’énergie M. Bozumbayev. Car l’homme politique a déclaré au cours du forum Future Energy tenu dernièrement à Astana : « Le Kazakhstan va intégrer progressivement des sources d’énergie renouvelable dans son mix énergétique jusqu’en 2020. À partir de 2020 et jusqu’en 2030, le pays suivra une approche plus active. Pour ce faire, nous avons créé un cadre réglementaire, des indicateurs clairs qui nous aideront à suivre l’évolution du système de planification de l’Etat ainsi que des instruments techniques pour évaluer le potentiel ».

 

Comptant pour l’instant près de 50 installations du type centrales hydroélectriques, centrales éoliennes, unités de création de biogaz et autres centrales solaires, le pays n’entend pas s’arrêter en si bon chemin pour autant. Et prévoie donc d’augmenter encore son appareil productif d’ENR à l’instar d’autres grandes nations. A ce titre, ce seront 23 nouvelles centrales solaires, 10 centrales hydroélectriques et non moins de 20 centrales éoliennes qui seront opérationnelles d’ici 2020.

 

Réduire l’impact climatique

 

La relance de la politique d’ENR du Kazakhstan témoigne des efforts intenses de ce pays du Caucase dans la lutte contre le dérèglement climatique, acté notamment lors de la Cop21. Le pays, pourtant gros producteur de pétrole, s’inscrit dorénavant dans une démarche plus sobre, faisant la part belle à une décarbonisation de l’économie. Et si les ENR lui permettront d’atteindre un objectif affiché de réduction de 15% voire 25% des GES (gaz à effet de serre), l’usage du gaz naturel participera également à cet effort : « En plus de stimuler l’exportation de gaz, une augmentation de la production va nous permettre d’utiliser le gaz sur le marché intérieur plus activement et de développer la production au gaz au lieu de technologies à base de charbon. Cela aidera à réduire l’impact environnemental du système énergétique national et réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère », souligne le ministre.