Le Caucase

L’Ukraine et la Russie cherchent à conclure un nouvel accord sur le gaz

Craignant d’être enfermé dans une longue affaire, Gazprom a proposé à l’Ukraine et Naftogaz un accord de transit de gaz d’un an pour poursuivre l’acheminement du gaz russe. L’Ukraine souhaite toutefois un contrat plus long afin de garantir l’approvisionnement de ses consommateurs.

La relation entre Gazprom et Naftogaz est tendue avec plusieurs litiges juridiques de grande envergure concernant des livraisons gazières, les dettes et les tarifs de transit, qui ont lieu entre les deux entités. En fait, Gazprom avait déclaré plus tôt cette année qu’elle n’accepterait pas un nouvel accord de transit avec Naftogaz à moins que les litiges entre les parties soient résolus.

Pourtant, les deux sociétés ont besoin l’une de l’autre.

La société d’État Naftogaz (et donc l’Ukraine) gagne environ 2,69 milliards d’euros par an grâce aux frais de transit du gaz russe à travers son pays. Mais une fois le gazoduc Nord Stream 2 mis en ligne, l’Ukraine sera contournée et perdra ces revenus, d’où son intérêt à maintenir l’accord de transit actuel aussi longtemps que possible.

En tant que tel, tout retard à NS2 aiderait à renforcer la main de l’Ukraine dans les pourparlers en cours avec Gazprom pour un nouvel accord de transit de gaz. L’Ukraine a déclaré qu’elle souhaiterait un autre contrat de transit de 10 ans.