Le Caucase

Une résolution du Sénat français porte un coup aux intérêts français dans le Caucase du Sud

La résolution adoptée sous l’influence du lobby arménien montre également que les nouvelles réalités de la région ne sont pas acceptées, a noté le directeur exécutif du Centre d’analyse des réformes économiques et de la communication, Vusal Gasimli.

“En fait, l’Azerbaïdjan est le plus grand partenaire commercial de la France dans le Caucase du Sud. L’Azerbaïdjan représente 2/3 du chiffre d’affaires commercial total de la France dans le Caucase du Sud. Le volume total des échanges commerciaux entre l’Arménie et la Géorgie avec la France est deux fois inférieur au chiffre d’affaires commercial de l’Azerbaïdjan avec la France. Selon les informations pour 2019, les exportations de l’Azerbaïdjan vers la France s’élevaient à 537 millions de dollars US, et la valeur des marchandises importées de France était de 251 millions de dollars US. À titre de comparaison, en 2019, les exportations de l’Arménie vers la France ne s’élevaient qu’à 8,72 millions de dollars US, et la valeur des marchandises importées de France en Arménie était de 82,95 millions de dollars US. En termes d’exportations vers la France, l’Azerbaïdjan est 62 fois supérieur à l’Arménie et en termes d’importations de France, 3 fois. Ce déséquilibre dans le chiffre d’affaires commercial montre que le Sénat français, contrairement aux principes fondamentaux de la République, privilégie le patronage arménien, plutôt que le pragmatisme et la justice”, déclare V. Gasimli.

M. Gasimli a noté qu’une dynamique positive a été observée dans le chiffre d’affaires commercial entre l’Azerbaïdjan et la France.

“En 2019, les exportations de l’Azerbaïdjan vers la France ont augmenté de 21,5 % par rapport à l’année précédente, et les importations – de 37 %, la France, avec une part de 4 %, se classe 11e parmi les pays vers lesquels l’Azerbaïdjan exporte. Avec une part de 1,83 %, elle se classe également au 12e rang des pays en provenance desquels l’Azerbaïdjan effectue des importations”, a ajouté V. Gasimli.

Selon lui, les produits que l’Azerbaïdjan a importés de France en 2019 comprennent des trains, du matériel ferroviaire et de métro, des huiles essentielles, des parfums et cosmétiques, des médicaments, des réacteurs nucléaires, du matériel électrique, des voitures, des meubles, des produits d’éclairage, etc.

Il a poursuivi en disant que par sa décision, prise sous l’influence du lobby arménien, le Sénat français affaiblit les positions des entreprises tricolores en Azerbaïdjan. Par ailleurs, ces mêmes sénateurs sont rémunérés par des impôts payés par les entreprises françaises, qui vendent annuellement des produits d’une valeur de 200 à 300 millions de dollars sur le marché azerbaïdjanais et participent à des appels d’offres de plusieurs milliards de dollars.

“Ainsi, il s’avère que le Sénat français est occupé à couper la branche sur laquelle il siège. Il est difficile de comprendre les sénateurs qui créent des difficultés pour les entreprises françaises en Azerbaïdjan et en Turquie avec un marché de consommation de 10 millions et 83 millions respectivement. Ces entreprises françaises qui vendent leurs produits sur le marché azerbaïdjanais, telles que Michelin, Renault, Citroën, Peugeot, Tefal, Loreal, Dior, Lancome, Yves Saint-Laurent, Louis Vuitton, Lacoste, Chloé, Chanel, Nina Ricci, Cartier, Givenchy, Garnier, Danone, Activia, President, Perrier, Evian, Elle & Ville ou Doux, doivent expliquer au Sénat qu’ils paient des impôts au budget français au nom des intérêts de leur pays, et non du fanatisme arménien”, a noté V. Gasimli.

Selon lui, l’Azerbaïdjan est également le pays qui attire le plus d’investissements français dans le Caucase du Sud.