Le rattrapage national des effectifs médicaux annoncé pour 2026 produit des effets immédiats en Bourgogne‑Franche‑Comté: la région voit 66 postes d’internat s’ajouter aux unités de formation et de recherche de Dijon et Besançon, soit une hausse d’environ 15 % par rapport à 2025.
Des postes supplémentaires concentrés sur Dijon et Besançon
Au total, 514 postes étaient ouverts en 2026 dans la région contre 448 l’année précédente. La subdivision de Dijon passe de 245 à 282 postes et celle de Besançon de 203 à 232. Cette progression s’inscrit dans une dynamique nationale plus large : plus de 10 000 postes d’internat ont été ouverts en 2026 à l’échelle du pays, soit près de 1 300 postes de plus qu’en 2025.
Des spécialités ciblées et un renfort en médecine générale
La hausse profite à plusieurs disciplines, notamment la psychiatrie, la médecine d’urgence et la médecine générale. Cette dernière représente 40 % des postes d’internat au niveau national et connaît une augmentation notable : 477 postes supplémentaires, portant les ouvertures à plus de 4 000 postes en 2026 sur le territoire français.
Docteurs juniors en ambulatoire : 111 affectés dans la région
Parallèlement, 111 docteurs juniors — en quatrième année d’internat de médecine générale — débuteront, à compter du 1er novembre, leur dernière année de formation en médecine de ville dans la région. Ces internes exerceront en autonomie, sous la supervision de maîtres de stage, et seront majoritairement déployés sur des territoires identifiés comme prioritaires pour l’accès aux soins.
- Répartition des 111 docteurs juniors par département : Côte‑d’Or 11, Doubs 11, Jura 17, Nièvre 10, Haute‑Saône 18, Saône‑et‑Loire 26, Yonne 13, Territoire de Belfort 5.
- Plus de 90 % d’entre eux seront affectés dans des zones caractérisées par des difficultés d’accès aux soins (ZIP ou ZAC).
Évolution sur la décennie et conséquences attendues
Sur la période 2017–2026, le nombre de postes d’internat a augmenté dans toutes les régions ; pour la Bourgogne‑Franche‑Comté, la progression atteint +18 % (soit +79 postes). Selon l’Agence régionale de santé, cette montée en capacité doit renforcer l’offre de soins sur l’ensemble des territoires et favoriser l’installation de jeunes praticiens en zones sous‑dotées.
| Année | Dijon (postes) | Besançon (postes) | Région (total) |
|---|---|---|---|
| 2025 | 245 | 203 | 448 |
| 2026 | 282 | 232 | 514 |
Si ces annonces constituent une avancée chiffrée pour la démographie médicale, leur traduction effective en termes d’accès aux soins dépendra de l’accompagnement à l’installation, des conditions de pratique en ville et à l’hôpital, ainsi que des dispositifs de supervision des jeunes médecins. L’ARS rappelle que les docteurs juniors exerceront sous la responsabilité de maîtres de stage et qu’ils participent à des parcours de formation qui allient autonomie et encadrement.
Pour les patients, l’augmentation des effectifs devrait, à moyen terme, faciliter les rendez‑vous de médecine générale et renforcer les services d’urgence et de psychiatrie dans la région. Les autorités sanitaires continueront, dans les mois à venir, de suivre la répartition effective des internes et leur impact sur l’offre de soins.