Le Caucase

Qu’attendre de la visite du Président de l’Ouzbékistan à Paris ?

La visite du président ouzbek à Paris ce 8 et 9 octobre est un petit évènement diplomatique. C’est le premier déplacement officiel en France de Shavkat Mirziyoyev. L’occasion pour Paris de se rapprocher de Tachkent. Car l’Ouzbékistan, coincé entre la Chine et la Russie, cherche de nouveaux partenaires en Europe pour l’aider à assurer sa transition démocratique et son développement économique.

En Ouzbékistan comme dans de nombreux pays de l’ancien bloc soviétique, la chute du mur n’a pas signifié la chute de l’autocratie. Il a fallu attendre 2016 et la disparition d’Islam Karimov, qui dirigeait alors le pays d’une main de fer depuis 25 ans, pour que l’Ouzbékistan rentre de plein pied dans le XXIème siècle. Désormais sous l’égide de son nouveau président Chavkat Mirzioïev, le pays entame une véritable « Perestroïka » et multiplie les réformes. Le chef de l’Etat ouzbek cherche désormais de nouveaux alliés en Europe pour l’appuyer dans son processus de libéralisation de l’économie et de la vie politique. Coincé entre les mastodontes autoritaires voire dictatoriaux que sont la Chine et la Russie, l’Ouzbékistan vient chercher des soutiens en Europe. Emmanuel Macron acceptera-t-il la main tendue ?

Une société en voie de démocratisation

Elu en décembre 2016 par les électeurs ouzbeks, Shavkat Mirziyoyev n’est pas un novice en politique puisqu’il était Premier ministre du pays au moment de la disparition du président Karimov. Rapidement, des signes d’une démocratisation progressive sont envoyés à la population et la communauté internationale. Les opposants politiques, journalistes et défenseurs des droits de l’Homme ont été libérés et les interdictions multiples pesant sur les médias balayés. La liberté de pensée et d’expression ont considérablement progressées même si Human Rights Watch estime que certaines « promesses de réforme restent à concrétiser ».

Un changement politique, une démocratisation et une ouverture sur le monde extérieur qui doit aussi permettre de tarir le flux de jeunes ouzbèkes qui quittent leur pays pour tenter leur chance dans les grandes villes russes. L’Ouzbékistan entend prendre part à la mondialisation en devenant un pôle attractif pour les touristes du monde entier et en premier lieu français. En effet, deux jours avant l’arrivée du président Shavkat Mirziyoyev, le ministère ouzbèke des Affaires étrangères a annoncé la fin du système de visa pour les touristes français désireux de découvrir les merveilles de ce pays traversé par la route de la soie.

Une économie en ébullition

Le tourisme est considéré comme un atout majeur par des autorités qui ont également autorisé la conversion de la monnaie nationale (Soum). Les échanges sont aujourd’hui grandement facilités et le pays entend se construire une image positive auprès de touristes potentiels jusque-là privés de découvertes aussi enchanteresses que Samarcande. Le voyage de deux jours à Paris du président Ouzbek s’inscrit dans cette volonté de se faire un nom. Et le charme semble opérer puisque Bouygues Bâtiment International SAS vient de signer un accord de 100 millions d’euros pour construire des hôtels, restaurants et centres de loisirs dans la zone touristique de Kadimiy Bukhoro (ex-Bukhara).

D’autres secteurs à forte valeur ajoutée ne sont pas en reste puisque Natixis a conclu deux accords d’une valeur totale de 500 millions d’euros pour financer des projets d’équipement de haute technologie. Enfin, le Crédit Agricole a ouvert une ligne de crédit de 300 millions d’euros afin de financer de multiples projets en Ouzbékistan. Les premiers contrats sont déjà signés et les trente-six prochaines heures risquent d’être riches en accords. L’Ouzbékistan se démocratise et se modernise. C’est une chance pour les populations du pays et pour les sociétés françaises désireuses de toucher un marché fort de 33 millions d’habitants.

La Géorgie négocie avec la Chine

La Géorgie et la Chine viennent de clore le deuxième round des discussions sur l’accord de libre-échange entre les deux pays. Un accord qui sortirait quelque peu le pays du Caucase de sa mauvaise passe.

C’est à Pékin que s’est tenu mi-mai le deuxième cycle des négociations entre les représentants de la Chine et de la Géorgie. Des discussions dont le but est de mettre sur pied un accord de libre-échange entre les deux nations. Ainsi, au cours de la semaine allant du 9 au 13 mai, les parties ont discuté de la mise en place d’un abaissement des barrières tarifaires et réglementaires pour le commerce de produits et de services et ont discuté de l’adaptation des droits de propriété intellectuelle et industrielle entre les deux nations. Loin d’être achevées, les discussions reprendront au cours du mois de juillet cette fois, pour ce qui constituera le troisième cycle des négociations.

Une bonne passe pour la Géorgie

Depuis le mois de décembre 2015, la Chine et la Géorgie ont initié des négociations en vue de mettre en place cet accord de libre-échange. Il permettrait à la Géorgie de bénéficier du gigantesque marché chinois tout en voyant les investisseurs entrer en masse dans le pays. La Chine est à ce jour le deuxième plus grand partenaire commercial du pays et son deuxième plus important importateur. Un tel accord permettrait de booster encore plus les relations commerciales, sortant quelque peu la Géorgie de son marasme économique actuel.

Ces négociations interviennent par ailleurs dans une bonne phase pour le pays qui a bénéficié un peu plus tôt dans l’année d’une procédure de levée partielle de demande de visas pour circuler dans les pays de l’UE, se rapprochant ainsi d’une adhésion.

Rapprochement avec la Chine d’un côté et de l’UE de l’autre, la Géorgie semble bel et bien en train de prendre son destin en main.

Quand le gouvernement de Géorgie joue les agences de rencontres  

 

Afin de tenter de relancer la démographie déclinante dans le pays, la Géorgie veut jouer les agences matrimoniales.

 

C’est par le biais d’une grande opération de recensement national que la Géorgie compte bien relancer la natalité. Car selon certains experts en démographie, la situation est plus qu’urgente, les naissances n’étant pas assez nombreuses dans le pays pour assurer sa survie. Le DDF soit en Français le Fond de Développement Démographique va ainsi recenser en premier lieu tous les célibataires hommes et femmes vivant dans le pays. L’objectif final est clair : les quantifier, les repérer, les connaître pour à terme les mettre en relation ! Le président du DDF est clair sur la question : “Nous allons recenser tous les célibataires, veufs et veuves, ainsi que les personnes divorcées et inscrire leurs coordonnées dans une base de données”. Apparaîtront ainsi dans la base de données des informations aussi surprenantes que le poids, la taille et … le signe astrologique. Un portrait précis de chaque célibataire sera ainsi à la disposition du gouvernement et exploité par une “agence spéciale” comme le mentionne le DDF.

 

Car il faut dire que le pays enregistre bel et bien une baisse du nombre de ses habitants : de 4,5 millions en 2015, il est passé à 3,7 millions en 2016. La migration et la hausse du nombre d’avortements expliquent en partie ce phénomène, tout comme la baisse nette de la natalité.

 

Reste que bon nombre de citoyens voient d’un assez mauvais œil l’opération, certains craignant une hausse des impôts pour les célibataires et d’autres remettent en cause l’intégrité du patron du DDF qui a ouvertement fait savoir qu’il était anti-gay et anti-avortement.

Le Kazakhstan mis à l’honneur à Paris

Durant 1 mois, le Kazakhstan est mis à l’honneur à Paris, à travers une exposition photo des plus remarquables. L’occasion de faire la lumière sur le pays du Caucase.

Souhaitant diversifier son économie via notamment la stimulation du secteur touristique, le Kazakhstan se voit ravi d’être mis à l’honneur dans la capitale française. Et il faut dire que l’opération est des plus remarquables puisque une trentaine de photographies en tirage géant sont exposées depuis le 9 mai au Carrousel du Louvre et jusqu’au 9 juin.

Un prélude en quelque sorte à l’Exposition Internationale sur l’énergie qui se tiendra dans la foulée à Astana la capitale kazakhe dès le 10 juin. Un joli coup pour ce pays du Caucase qui souhaite à présent qu’on parle de lui non pas uniquement pour son pétrole et son gaz mais bel et bien pour son tissu culturel. Appelée “Les merveilles du Kazakhstan”, l’exposition mettra à l’honneur la biodiversité du pays et aura ainsi pour but de sensibiliser le public sur les enjeux environnementaux tout en mettant en avant la beauté de la flore et de la faune du pays. Une exposition des plus officielles même puisqu’elle a été inaugurée en la présence de l’ambassadeur du Kazakhstan en France.

L’Azerbaïdjan va se diversifier pour 2017-2018

Pour faire face à la chute du prix du pétrole, l’Azerbaïdjan a annoncé un vaste plan de diversification de son économie à compter de 2017.

 

C’est par la voix du président Aliyev que ce pays leader dans la région du Caucase a fait savoir ses intentions. Des intentions adressées par ailleurs à la communauté internationale qui pourrait alors voir dans ce marché en expansion un levier de croissance pour des entreprises étrangères de tous secteurs d’activité. Le Président azéri a ainsi récemment déclaré à la presse nationale : ” J’espère que maintenant, nous pouvons attirer l’attention sur les domaines de l’énergie, du transport, de l’industrie de l’aérospatiale et d’autres domaines traditionnels, même sur les secteurs qui sont prioritaires pour l’Azerbaïdjan.”

 

Réduire la dépendance au pétrole

 

L’enjeu est de taille pour l’Azerbaïdjan : parvenir à relancer l’économie nationale en s’appuyant sur d’autres secteurs que celui du pétrole. Car le pays en est encore très tributaire : 70% de ses recettes proviennent de la vente de l’or noir. Mais avec un cours en constante chute, la santé des comptes publics commence à en pâtir sérieusement. L’agriculture, le transport, les nouvelles technologies, la communication ou encore l’industrie au sens large du terme feront ainsi l’objet au cours de la période 2017-2018 d’un vaste plan d’investissement. En parallèle, de nombreux forums d’affaires internationaux seront organisés pour faciliter l’entrée d’investisseurs étrangers cette fois.

Un sommet d’affaires UE-Azerbaïdjan mi-mai

Alors que le premier sommet d’affaires UE-Azerbaïdjan avait déjà été un succès, le pays du Caucase attend beaucoup de la deuxième édition à venir mi-mai.

 

C’est le 12 mai exactement qu’aura lieu à l’Université ADA en Azerbaïdjan le deuxième sommet d’affaires avec l’Union Européenne. Une manifestation organisée par ailleurs par la chambre azerbaïdjano-allemande sur le commerce extérieur. Avec ce sommet, les relations économiques bilatérales devraient connaître un nouvel élan, les barrières réglementaires et douanières pourraient même être abaissées afin de stimuler l’entrée d’investisseurs européens sur le territoire azéri.

 

Un programme complet de débats, de conférences, de tables rondes et de séminaires permettra de faire la lumière sur les opportunités d’affaires en Azerbaïdjan et de favoriser également plusieurs secteurs d’activités en particulier. Ainsi, les secteurs phares de l’économie azérie que sont l’agriculture, l’alimentation, les transports, la logistique, le tourisme et l’énergie seront aux centres des discussions et des négociations. En parallèle aux débats et conférences, des discussions se tiendront entre les entreprises européennes présentes à l’événement et les grandes entreprises azéries de ce secteurs aussi porteurs que stratégiques.

 

L’UE comme l’Azerbaïdjan ont ainsi tout à gagner à travailler leurs relations bilatérales économiques. Nul doute que ce sommet ouvrira la voie à des plus amples et plus intenses coopérations économiques.

Le Grand Prix F1 de Bakou s’offre des stars internationales

La capitale d’Azerbaïdjan s’apprête à organiser le tout premier Grand Prix F1 de son histoire. Et pour l’occasion, le pays met les petits plats dans les grands.

Avec un tracé déjà qualifié de splendide, rapide et ultra-technique le tout passant en plein centre-ville et longeant la Mer Caspienne, le Grand Prix F1 de Bakou s’annonce déjà comme une réussite. L’organisation en a même été confiée à l’un des plus grands magnats du secteur, Bernie Eccleston, le PDG de Formula One Group. Et pour couronner le tout, l’ambassadeur officiel du Grand Prix n’est autre que Fernando Alsonso, double champion du monde de F1 et pilote dans l’une des plus prestigieuses écuries du monde: McLaren-Honda. Autant dire que le Grand Prix prend de Bakou d’ores et déjà l’allure d’un événement d’ampleur internationale qui permettra à l’Azerbaïdjan de continuer de se faire un nom au niveau mondial.

Et pour ne rien gâcher, de grandes stars de la musique se produiront en marge de la course, au titre du programme d’entertainment voulu par le pays. Des festivités se tiendront donc en parallèle de l’événement au cours de soirées qui verront se produire des artistes internationaux tels que Pharrell Williams, Enrique Iglesias ou encore Chris Brown. Rendez-vous donc les 17, 18 et 19 juin prochain à Bakou pour assister à ce qui devrait être un spectacle à la fois sportif et artistique.

L’Arménie et la Géorgie se rapprochent

Les deux pays du Caucase entendent profiter de leurs rapprochement commerciaux respectifs avec l’UE et la Russie pour booster leurs relations bilarérales.

S’appuyer sur le potentiel majeur de développement économique avec la Russie pour l’un et avec l’Union Européenne pour l’autre au profit d’une meilleure collaboration bilatérale, telle est le sens des discussions engagées entre la Géorgie et l’Arménie. Car aux cours des derniers mois, l’Arménie a de son côté fait un pas significatif vers Moscou en adhérant à l’Union Economique Eurasiatique menée par la Russie et de l’autre la Géorgie a signé l’accord d’association avec Bruxelles. Les dirigeants de l’Arménie et de la Géorgie voient ainsi un potentiel commercial majeur à développer entre leurs nations en se servant des retombées positives de leur engagement respectif.

Serge Sarkissian, le président d’Arménie a déclaré lors d’une visite du Ministre des Affaires étrangères de Géorgie Mikheil Janelidze qu’il existe un grand potentiel pour développer la coopération bilatérale dans le cadre de deux processus d’intégration différents.” Même son de cloche du côté géorgien puisque le Ministre Janelidze a déclaré pour sa part : “Nous avons parlé de la façon dont nous pourrions utiliser ces processus d’intégration différents pour en tirer bénéfice pour notre coopération”.

L’énergie pour débuter

Le premier axe de collaboration réciproque semble être celui de l’énergie, et de l’électricité en l’occurrence. A l’horizon 2018, les deux pays devraient ainsi unir leurs forces pour mettre sur pied une vaste ligne électrique dont le but est de créer une inter-connectivité énergétique entre les deux nations. Un projet chiffré par ailleurs à 115 millions de dollars et qui sera financé par la banque allemande de développement d’Etat ainsi que par l’Union Européenne.

Mais d’autres secteurs devraient également bénéficier d’une collaboration bilatérale plus intense : l’agriculture, le commerce, l’industrie, les services, l’éducation.

 

L’Azerbaïdjan s’engage contre le réchauffement climatique

L’Azerbaïdjan a pris part à la cérémonie de signature de l’accord de la Cop21 de Paris à New-York le 22 Avril. Un signe de plus qui démontre que le pays du Caucase s’aligne sur les standards internationaux.

 

Limiter le réchauffement climatique à +2°C. C’est le sens de l’accord négocié lors de la Cop21 de Paris en Décembre 2015 à Paris. Un accord ambitieux qui doit permettre de juguler les effets néfastes de l’activité humaine sur l’environnement. Ce sont en tout 175 pays qui se sont assis à la table des négociations et ont fait part de leur volonté de respecter les engagements pris à Paris. Une cérémonie de signature des plus officielles s’est ainsi tenue à New-York le 22 Avril en présence des pays signataires de l’accord.

 

Si les grandes nations occidentales que sont les Etats-Unis et les grands pays d’Europe ont attiré la lumière sur eux à cette occasion de même que d’autres grands pays pollueurs telles que la Chine ou l’Inde, d’autres en revanche l’ont moins étés. C’est le cas de l’Azerbaïdjan qui envoie pourtant un message très fort à la communauté internationale : le pays se comporte s’alignes à bien des égards ur les plus hauts standards internationaux. Le Ministre de l’écologie et des ressources naturelles azéri Huseyn Baghirov s’est ainsi rendu dans la ville américaine pour signer l’accord au nom de l’Azerbaïdjan aux côtés des 174 autres pays signataires.

La France veut mettre à l’honneur la culture d’Azerbaïdjan

L’Ambassadrice de France en Azerbaïdjan a rencontré le ministre de la culture et du tourisme azéri à Bakou. De leur entretien est ressorti une volonté de la France de mettre à l’honneur la culture d’Azerbaïdjan et de participer au développement du tourisme des français en terre azérie.

Abulfaz Garayev, ministre de la Culture et du Tourisme d’Azerbaïdjan s’est entretenu dernièrement avec Aurélia Bouchez, ambassadrice de France en Azerbaïdjan. Une réunion qui a permis à la diplomate française de rappeler à quel point la France attache de l’importance aux bonnes relations avec l’Azerbaïdjan et que le pays souhaitait mettre en place des collaborations réciproques dans des domaines culturels tels que la musique, la peinture, les expositions dans les musées, l’archéologie, la littérature. L’Ambassadrice ayant indiqué que de plus en plus de manifestations culturelles mettant à l’honneur l’Azerbaïdjan verraient le jour dans toute la France, à Paris comme en province.

Plus encore, afin de croiser les cultures et les savoirs pour que tant les Français que les Azerbaïdjanais connaissent la culture de chacun, Aurélia Bouchez se dit convaincue de l’intérêt et de la nécessité de mettre sur pied et d’organiser un festival du film français en Azerbaïdjan. Par ailleurs, Abulfaz Garayev a indiqué que son pays serait particulièrement intéressé par une participation active de la France lors du Forum Mondial des Civilisations de l’ONU qui se tiendra à Bakou ce mois d’avril.

 

Rapprochement économique et idéologique entre l’Azerbaïdjan et l’Iran

En plein retour sur les devants de la scène internationale, l’Iran a fait savoir par la voix de son ambassadeur en Azerbaïdjan que les mois et années à venir marqueraient un renforcement des collaborations réciproques. Tout en soutenant l’Azerbaïdjan sur la question du Haut-Karabagh.

“Les liens entre l’Iran et l’Azerbaïdjan sont à un niveau élevé. Les visites réciproques des hauts fonctionnaires de gouvernement sont aussi prévues cette année pour développer davantage ces liens”. C’est selon ces termes que Mohsen Pak Ayin, l’ambassadeur d’Iran en Azerbaïdjan s’est exprimé. Il a par ailleurs fait savoir durant un point presse qu’avec la levée des sanctions internationales infligées à son pays jusque là, de nombreuses coopérations verraient le jour entre les deux pays.

On peut aisément penser que l’Iran qui possède de gigantesques quantités d’hydrocarbures dans ses sous-sols fera ainsi appel au savoir-faire de l’Azerbaïdjan en la matière. Car le pays, dont les installations sont vétustes voire complètement obsolètes, est en demande de conseils et d’aides techniques sur la question. Comme il est plus qu’envisageable également de voir des capitaux azéris afflués dans des entreprises iraniennes afin de participer au financement de ce pan de l’économie.

Par ailleurs, c’est tous les secteurs d’activités d’Iran qui ont besoin de se refaire une santé et la Commission d’Etat pour la coopération azerbaïdjano-iranienne travaillera sous peu à la mise en place de protocoles d’accords de coopération sur de nombreux domaines tels que le commerce, l’industrie, l’énergie, les services, l’éducation.

Dans le même temps, l’Azerbaïdjan a reçu le soutien idéologique  de l’Iran au sujet du conflit du Haut-Karabagh : «Le Groupe de Minsk de l’OSCE n’étant pas neutre, sa mission de médiation de 20 ans n’a donné aucun résultat». Tout en rappelant que Téhéran reconnaît l’intégralité territoriale et la souveraineté de l’Azerbaïdjan.

L’Europe donne 30 millions d’euros à l’Arménie pour ses réformes

L’Arménie qui patine au niveau de l’économie s’est engagé dans un plan de réformes pour notamment se conformer aux conseils et aux attentes de l’Union Européenne. La Commission vient de débloquer une enveloppe de 30 millions d’euros pour soutenir l’effort du pays.

Très dépendante de la bonne santé de la Russie car ayant des ressources internes limitées sur fond d’appareil économique vieillissant, l’Arménie s’est engagée depuis quelques temps dans un programme de réformes économiques. Car la Russie connaissant certains troubles dus principalement à la chute du cours du pétrole, l’Arménie pâtit ainsi directement et peine à redresser la barre.

Parallèlement, le pays est la cible de beaucoup de critiques quant à son fonctionnement démocratique, les fraudes électorales et la corruption politique étant deux écueils majeurs auxquels le pays doit faire face. L’Union Européenne a à cet égard émis des mises en garde concernant la tenue des élections législatives de 2017 qui marqueront le passage à un régime parlementaire et devront être exemplaires en termes de respect des votes. L’UE ayant indiqué qu’elle serait particulièrement vigilante pour ne pas que corruptions et “bourrage d’urnes” n’entachent une fois de plus les élections en Arménie.

Mais preuve de sa bonne volonté et de son désir d’accompagner l’Arménie sur la voie du changement, la Commission Européenne vient de dégager une coquette enveloppe de 30 millions d’euros qu’elle va accorder sous peu au pays. Un soutien financier qui devra être attribué au “domaine de l’emploi, de la gouvernance budgétaire et à la participation de la société civile dans le processus de décision démocratique.”

L’Azerbaïdjan s’est fait un nom dans les compétitions sportives internationales

Alors que les travaux pour le Grand Prix de F1 de Bakou vont bon train, l’Azerbaïdjan peut se vanter de s’être rapidement fait un nom parmi les grands pays organisateurs de compétitions sportives internationales de tout premier plan.

A quelques mois seulement du coup de départ du Grand Prix de F1 de Bakou, les fans de sport automobile auront les yeux rivés sur l’Azerbaïdjan. Nouvelle destination pour les amateurs de Formule 1, le pays du Caucase met les petits plats dans les grands pour que cette étape du circuit professionnel n’ait rien à envier à celui de Monaco notamment, dont il s’inspire. Car le circuit de Bakou aura beau être le tout premier dans le pays pour l’accueil d’un grand prix de F1, il se veut ambitieux, à l’instar du pays qui s’est fait doucement mais sûrement un nom parmi les plus grandes nations internationales en termes d’organisation de compétitions de premier plan. En gardant l’exemple du Grand Prix de Bakou de Juin prochain, ce sont non moins de plusieurs centaines de millions de dollars qui sont investis dans l’opération, avec un tracé digne des circuits les plus intenses : 6 km en plein centre-ville, 6 virages à 90° et une ligne droite sans fin de plus de 2 km avec la Mer Caspienne en bordure… Monaco mais dans le Caucase.

L’Azerbaïdjan, terre de sports

L’Azerbaïdjan n’en est pas à son premier coup avec ce futur Grand Prix, loin de là. Du côté des sports automobiles, Bakou a déjà accueilli plusieurs courses : le Baku City Challenge en 2012 et le Baku World Challenge en 213 et 2014. Les championnats d’Europe de gymnastique rythmique se sont également tenus dans le pays, comme les mondiaux cadets de taekwondo en 2014, sans oublier les récents Jeux Européens de Bakou en juin 2015.

Et si la F1 apparaît bel et bien comme une discipline au rayonnement international, que dire du football ? Car sur ce créneau là également, l’Azerbaïdjan épate son monde. Le pays sponsorise des clubs de tout premier plan comme l’Atletico Madrid et le FC Porto et accueillera 4 matchs de l’Euro 2016 dont 1 quart de finale tout en étant un des partenaires officiels de première importance de la compétition.

Légitimé par ce passé et ce futur proche brillant, l’Azerbaïdjan espérerait à présent organiser les tous premiers Jeux Olympiques de son histoire. Si ceux de 2016 et 2020 ont été mis de côté, ceux de 2024 en revanche devraient faire l’objet d’une candidature du pays. Qui aura de très bonnes chances de l’emporter tant les ressources financières et humaines du pays peuvent tranquillement rivaliser avec celles des plus grands pays européens et mondiaux.

Le Kazakhstan prépare activement les Universiades d’Hiver 2017

Cette grande compétition sportive d’hiver pour les athlètes étudiants sera organisée à Almaty, au Kazakshtan d’ici moins d’une année. Des délégués de la Fédération Internationale des Sports Universitaires sont venus juger de l’avancement de l’organisation au Kazakhstan.

Réunissant plus de 2 500 participants en provenance de plus de 50 pays pour onze jours de compétitions, la plus grande manifestation multisports d’hiver au monde destinée aux étudiants athlètes est une sorte de JO mais pour champions en devenir. Pour 2017, ces Universiades d’hiver se dérouleront à Almaty, la capitale du Kazakhstan. Un événement qui permettra au pays de se positionner parmi les grandes nations organisatrices grâce à une couverture médiatique de premier plan, notamment grâce à la diffusion des images des compétitions (ski alpin, ski de fond, snowboard, hockey sur glace, patinage artistique…) sur plus de 100 chaînes de télévision à travers le monde.

Afin de mesurer le niveau d’avancement de l’organisation des Universiades, une délégation de la FISU est venue en visite à Almaty et a noté que d’importants progrès avaient déjà été faits. “Au cours des 3 derniers mois, le Comité d’Organisation a fait beaucoup de progrès dans la préparation de la 28e Universiade d’Hiver principalement dans la mise en place du plan d’action concret de l’organisation. L’organisation a également été renforcée par des jeunes gens enthousiastes qui consacrent leur temps à la mise en place d’une Universiade d’hiver 2017 réussie”. Cependant, tout n’est pas encore prêt : Néanmoins, il est nécessaire de mentionner qu’il y a encore beaucoup de travail à accomplir pour que tous les sites sportifs soient prêts à temps et aussi pour finaliser le plan marketing”, des propos tenus par Milan Augustin, le directeur des Universiades d’hiver 2017.

Des retombées conséquentes pour le Kazakhstan

Du chemin reste donc à faire pour mettre sur pied la totalité des infrastructures et du plan opérationnel d’organisations de ces prochaines Universiades d’hiver mais le Kazakhstan peut d’ores et déjà tabler sur des retombées multiples. Des retombées financières évidemment grâce entre autre aux investissements d’entreprises étrangères, les dépenses des visiteurs étrangers et la création d’emplois directs et indirects. Mais également des retombées en termes d’image grâce à une visibilité accrue.

Au niveau des infrastructures, le pays bénéficiera de nouvelles routes, de nouvelles infrastructures sportives et d’un campus universitaire flambant neuf universitaire qui utilisera une technologie de pointe en matière d’écologie et d’économie d’énergie.

Le système de l’éducation sera également en progrès via des programmes de formation pour journalistes sportifs, médecins du sport, responsables d’organisation d’événements sportifs et du tourisme sportif.

A l’instar de l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan se fait doucement un nom parmi les pays organisateurs de compétitions sportives de premier plan. Ces Universiades d’hiver de 2017 seront à n’en point douter un test grandeur nature pour le pays.

L’Azerbaïdjan ne ralentira pas sa production de pétrole 

Alors que la Russie et l’Arabie Saoudite ont annoncé une baisse dans leur production d’or noir, l’Azerbaïdjan pour sa part continuera sur le même rythme.

Avec un cours du brut qui s’est effondré depuis mi-2014 pour perdre 70% de sa valeur est dépasser les 30 dollars actuellement, les grands pays producteurs viennent enfin de décider de ralentir les opérations d’extraction. Le but de la manœuvre initiée par les deux plus grands producteurs mondiaux que sont la Russie et l’Arabie Saoudite étant de stabiliser le marché particulièrement miné par une surabondance de l’offre. Cette mesure, qui se faisait attendre, a été décidée lors d’une réunion surprise à Doha dernièrement entre la Russie, le Qatar, le Venezuela et l’Arabie Saoudite. Le ministre de l’énergie du Qatar ayant indiqué à l’issu de la réunion que ce gel dans la production était toutefois conditionné à une prise de décision similaire des autres grands pays producteurs de brut, dont l’Azerbaïdjan.

Mais le ministère de l’énergie d’Azerbaïdjan vient de refroidir l’ambiance en déclarant que “Nous ne prévoyons pas de geler notre niveau de production de pétrole”. Pourtant, le pays avait annoncé en janvier qu’il tablait sur une baisse de près de 2,3% de sa production annuelle pour 2016 en comparaison à 2015. L’Azerbaïdjan reviendra certainement sur sa décision car la chute du cours du pétrole a quelque peu impacté négativement son économie et sa monnaie. Aussi, recourir à un gel de la production pour faire remonter le cours apparaît comme une future nécessité.

En Arménie, Sarkissian monte au créneau pour défendre les réformes engagées

Comme une réponse aux mises en garde de l’Union Européenne sur la nécessité de lutter contre la corruption politique, le président d’Arménie est venu soutenir l’importance du travail de réformes engagés dans le pays.

 

Convaincre les responsables politiques arméniens et les responsables politiques de Bruxelles, voilà quel a été le coup double tenté par le président de l’Arménie Serge Sarkissian devant un parterre de responsables gouvernementaux, de députés et de juges. Car depuis quelques temps, le pays s’est engagé envers l’Union Européenne à mettre en place une profonde réforme de son appareil politique et démocratique, afin de tendre vers un système sans corruption ni fraude électorale et la gouvernance et la primauté du droit sont respecté. Ceci notamment dans le but de se conformer aux exigences de Bruxelles pour un tendre vers un rapprochement économique plus marqué, conditionné donc par la mise en place en Arménie d’un véritable système électoral démocratique.

Sarkissian est ainsi monté au créneau pour défendre ce programme et rappeler son importance : “Je suis convaincu que, après ces changements constitutionnels, le système politique de l’Arménie deviendra plus ouvert, flexible et sophistiqué”  et d’ajouter : “Ils correspondent à la structure sociale de notre dynamique et permettent de développer la société.” Puis le président a conclu en rappelant que les autorités du pays devaient lutter contre la corruption, assurer la tenue d’élections démocratiques et assurer l’indépendance de la justice.

L’Azerbaïdjan et la France discutent d’un rapprochement économique

L’Ambassadrice de France en Azerbaïdjan a récemment rencontré l’adjoint du Président de la République en charge des réformes économiques. L’occasion pour la France de soutenir le programme initié et de rappeler l’intérêt du pays de voir se développer les relations économiques bilatérales.

Réagissant promptement et avec efficacité à la chute du cours du pétrole, l’Azerbaïdjan s’est lancé dans un vaste programme de réformes de l’économie avec notamment une vague de privatisations des entreprises publiques énergétiques en ligne de mire. Une réactivité qui démontre une fois de plus que le pays sait rebondir et poursuivre son essor et son développement à l’instar des plus grandes nations.

Aurélia Bouchez, l’Ambassadrice de France à Bakou, a tenu à féliciter le pays au nom de la France, estimant que les travaux actuellement en cours permettraient à coup sûr de diversifier et de dynamiser toute l’économie azérie. A cet égard, l’Ambassadrice a témoigné de tout l’intérêt de la France en termes de coopération économique mettant en relation des entreprises françaises et azéries.

L’adjoint du Président Aliyev, Natig Emirov, estime de son côté qu’un potentiel des plus conséquents existe entre les deux pays pour un créer un climat d’affaires encore plus porteur qu’il ne l’est à présent.

Afin de favoriser un élargissement des coopérations économiques bilatérales, le rôle de la Chambre de Commerce et d’Industrie franco-azerbaïdjanaise devrait être étendu d’ici peu.

Le Kazakhstan prêt à travailler avec l’Iran

Avec la levée des sanctions internationales à l’égard de l’Iran, le Kazakhstan vient de se positionner comme un futur partenaire économique de choix suite à un déplacement officiel dans le pays.

Deux officiels de premier plan du Kazakhstan se sont rendus en Iran lors d’un déplacement politique des plus officiels : le Ministre du Développement et des Investissements Asset Issekeshev et le vice-président de l’agence kazakhe des investissements étrangers Almas Aidarov. Une visite dont le but était double : se positionner comme un partenaire de choix pour le développement de relations économiques bilatérales et permettre un accès plus aisé au marché euro-asiatique pour chacun de deux pays. Et pour marquer le coup et ouvrir un nouveau chapitre entre les deux nations, les officiels kazakhs sont venus assister au lancement du tout premier Business Forum Iran-Kazakhstan auquel participaient non moins de 270 entreprises kazakhes de premier plan dans des secteurs variés : énergie, industrie, commerce, transport, agriculture, technologie. Selon Aidarov d’ailleurs, les intentions du Kazakhstan sont des plus claires : “Nous sommes ici car nous voulons profiter des opportunités majeures qui existent pour nos entreprises dans le pays. Durant cette visite, nous avons discuté de l’ouverture réciproque de nos économies et du fait de notre intérêt commun d’étendre les collaborations bilatérales”. Almas Aidarov expliquant par ailleurs qu’il y a encore beaucoup à faire dans les économies de chacune de deux nations.

S’ouvrir à l’Asie et à l’Europe

Il y a donc fort à parier que les entreprises kazakhes seront dans le court terme de plus en plus présentes et actives sur le marché iranien où beaucoup de progrès et d’évolution sont à faire. Un marché potentiel très en demande après avoir été coupé du reste du monde en raison du programme nucléaire. Mais au-delà, le Kazakhstan voit même plus loin et pense sérieusement à collaborer plus intensément avec l’Iran afin de permettre à chaque pays d’intensifier son commerce extérieur vis-à-vis du marché asiatique et du marché européen. A ce titre, Almas Aidarov argue que le Kazakhstan pourra servir de porte d’entrée à l’Iran sur la zone euro-asie et qu’à l’inverse l’Iran pourra également jouer le même rôle envers le Kazakhstan.

Ce rapprochement politique, économique et stratégique que vient de réaliser le Kazakhstan envers l’Iran témoigne d’une part de l’intérêt de bon nombre de pays envers Téhéran suite à la levée des sanctions internationales à son égard. Beaucoup de pays chercheront notamment à bénéficier du potentiel de développement économique du l’état iranien pour écouler leurs marchandises et investir. D’autre part, le Kazakhstan poursuit ses efforts pour redresser son économie comme il l’a récemment fait en recevant le Premier Ministre turc la semaine dernière.

La Turquie et le Kazakhstan : nouveau duo gagnant-gagnant?

En visite au Kazakhstan, le Premier Ministre de la Turquie s’est entretenu avec le Président Noursoultan Nazarbaïev. Deux grands aspects stratégiques ont été abordés entre les deux hommes politiques : le renforcement des collaborations bilatérales et le rôle de porte d’entrée vers l’UE et l’UEE que chaque pays peut jouer l’un pour l’autre. Vers un nouveau duo gagnant-gagnant dans la région ?

Ce devait être au départ une simple réunion de travail entre le Premier Ministre turc Ahmet Davutoglu et le Premier Ministre kazakh Karim Massimov, ce dernier ayant invité Davutoglu vendredi 5 février. Le renforcement des investissements mutuels étaient alors à l’ordre du jour, comme dans bon nombre de réunions entre pays partenaires. Mais la visite du Premier Ministre turc a pris une autre tournure dès le lendemain, alors qu’il a été reçu de la manière la plus officielle qui soit par le Président du Kazakhstan, Nazarbaïev.

On sait que le Kazakhstan est actuellement assez durement impacté par la chute du cours du pétrole, la chute du rouble et le ralentissement de l’économie russe qui implique de facto un ralentissement dans l’économie kazakhe. Aussi, le pays cherche-t-il a se relancer en actionnant plusieurs leviers, et le développement de plus de collaborations bilatérales avec la Turquie pourrait le sortir de cette mauvaise passe. Le Premier Ministre turc voit d’ailleurs des similitudes dans les économies de deux pays, notamment en termes de ressources énergétiques, de transport et de commerce, autant de domaines d’activités qui pourraient ainsi voir une intensification des échanges et des collaborations bilatéraux entre les deux nations. Davutoglu indiquant : «la Turquie et le Kazakhstan disposent de grands moyens dans plusieurs domaines, notamment, ceux de l’énergie, du commerce et du transport».

Accéder à de nouveaux marchés

Mais au-delà de ces collaborations à venir qui restent assez classiques et attendues du point de vue des relations bilatérales de la scène internationale, la position géographique de chaque pays peut jouer et jouera très certainement un rôle des plus stratégiques pour chacun. La Turquie est en effet à la porte de l’Union Européenne et le Kazakhstan pour sa part et sur le seuil de l’Union Economique Eurasiatique. Deux vastes pour ne pas dire gigantesques marchés auxquels chacun des deux pays pourrait avoir plus facilement accès en bénéficiant de l’aide de l’autre.

Le Premier Ministre de la Turquie s’est d’ailleurs montré des plus clairs à cet égard : “la Turquie représentait la porte de l’Union européenne pour le Kazakhstan, qui constitue à son tour la porte pour la Turquie pour accéder à l’Union économique eurasiatique”. Il est alors aisé d’imaginer que les produits kazakhs trouveraient de nouveaux débouchés en atteignant le marché de l’UE via la Turquie et vice et versa : la Turquie pourrait écouler ses marchandises diverses à destinations des pays de l’UEE cette fois en transitant par le Kazakhstan. De telles opérations permettraient au Kazakhstan de se refaire une santé économique en s’attaquant à une zone économique porteuse, l’Europe, tout en se désenclavant même partiellement de l’influence de Moscou.

L’UE soutient l’Azerbaïdjan pour ses réformes économiques et ses projets gaziers

L’Ambassadrice de l’Union Européenne a récemment fait part du soutien de l’UE envers l’Azerbaïdjan quant aux réformes économiques en cours et à venir. L’occasion également de rappeler tout l’intérêt des pays membres envers les infrastructures gazières en cours de construction.

L’Azerbaïdjan est et restera un partenaire économique de choix pour l’UE. Voilà en substance le message délivré par Malena Mard, l’Ambassadrice de l’Union en Azerbaïdjan. Une déclaration qui fait suite au plan ambitieux de réformes, de dynamisation et de modernisation de l’économie du pays souhaité par le Président Ilham Aliyev, notamment en termes de privatisations des entreprises publiques du secteur pétrolier, assez durement impactées par la chute du cours du baril.

D’après Malena Mard donc «L’Union européenne soutient les réformes menées par le président Ilham Aliyev, y compris des démarches faites pour la diversification de l’économie du pays et suit avec attention le processus de la privatisation». Et dans ce contexte précis de privatisations, la représentante de l’UE va même encore un peu plus loin en positionnant les entreprises européennes comme de futurs partenaires : «De ce point de vue, les entreprises européennes pourraient jouer un grand rôle en Azerbaïdjan». L’Azerbaïdjan vient ainsi certainement de trouver à travers cette prise de position de futurs repreneurs privés. Un timing idéal pour le pays qui devrait ainsi rapidement relancer le secteur.

Le gaz comme autre priorité

Malena Mard  a par ailleurs insisté sur l’importance du secteur agricole pour l’Azerbaïdjan, un pan de l’économie qui permettrait de diversifier les ressources du pays et de diversifier les fournisseurs pour l’UE : «Il y a un grand potentiel pour la coopération visant à mettre sur le marché européen les produits agricoles et de haute qualité de l’Azerbaïdjan».

Par ailleurs, le deuxième temps fort des déclarations de l’UE par la voix de son Ambassadrice en Azerbaïdjan a été de rappeler tout l’intérêt des pays membres quant à la possibilité de bénéficier du gaz azéri. Cela permettrait une diversification des sources d’approvisionnement tout en se dégageant quelque peu de l’emprise de Gazprom. Deux grands projets sont en œuvre dans le pays, le Corridor gazier Sud et l’imposant gazoduc Tanap : «Le Corridor gazier Sud constitue une priorité pour l’UE. Nous espérons acheter le gaz azerbaïdjanais en 2020. En outre, selon les informations acquises, la mise en œuvre du projet TANAP est en avance sur le calendrier prévu».

Car si le pétrole n’a pas vraiment le vent en poupe en ce moment, le gaz quant à lui se taille la part du lion. Moins polluant, il sert de plus en plus à remplacer le charbon et le fioul. Aussi, la demande en gaz augmente et augmentera progressivement année après année. D’où la nécessité pour l’UE de préparer d’ores et déjà son avenir énergétique. Et l’Azerbaïdjan avec qui elle entretient d’excellents rapports diplomatiques, politiques et économiques apparaît ainsi comme un futur partenaire de choix.

Autant de signes positifs envoyés par l’UE à l’Azerbaïdjan qui démontrent que ce pays du Caucase est un partenaire privilégié pour les pays membres de par des politiques de réformes économiques et énergétiques modernes et dynamiques qui alignent le pays sur les plus hauts standards internationaux.

La Turquie va investir sur le secteur pétro-gazier en Azerbaïdjan

Suite à la volonté et à l’annonce du Président d’Azerbaïdjan de mettre sur pied un vaste programme de privatisations des entreprises du secteur du pétrole, la Turquie vient de faire savoir que le pays se portait d’ores et déjà candidat à des rachats.

Afin de réagir positivement à la crise que connaît le secteur mondial du pétrole avec un baril à peine à 30 dollars actuellement, l’Azerbaïdjan a sitôt mis sur pied une politique de privatisations de bon nombre d’entreprises publiques du secteur. Une manière stratégique et intelligente de soulager les comptes publics, d’endiguer la crise et d’engranger des recettes commerciales. L’Ambassadeur de Turquie en Azerbaïdjan a fait tout récemment savoir que son pays serait tout à fait enclin à participer à la manœuvre.

Des dizaines de millions de dollars à la clé

Ismail Alper Coskun, l’Ambassadeur de Turquie, se fait ainsi la voix de son pays qui envisage ainsi très sérieusement de soutenir des candidatures d’entreprises privées sur leur volonté de racheter tout ou partie des entreprises publiques azéries. Une opération qui permettrait à l’Azerbaïdjan rien que pour l’année 2016 de récolter plus de 60 millions de dollars. En se délestant de la sorte de bon nombre de structures publiques, l’Azerbaïdjan pourrait dynamiser l’économie dans son ensemble, la moderniser et la rendre encore plus attractive. Nul doute que d’autres investisseurs étrangers vont très bientôt venir frapper à la porte de l’Azerbaïdjan qui va rentrer de facto dans une nouvelle ère encore plus prolifique.

La France accorde un prêt pour les agriculteurs en Arménie

L’Arménie qui est actuellement en plein tourments économiques cherche des solutions tout azimuts pour sortir du marasme. La France va lui accorder d’ici peu un prêt destiné à relancer sinon à soutenir l’activité agricole du pays. Après le refus du prêt russe, enfin une bonne nouvelle pour l’Arménie.

On sait que les relations entre la France et l’Arménie sont des plus cordiales même si la question du conflit du Haut-Karabagh reste un dossier épineux. Pour autant le gouvernement français fait acte de bonne volonté en tentant de sortir le pays de la crise économique majeure dans laquelle il se trouve depuis bon nombre d’années à présent. Des ressources financières manquent au pays du Caucase pour soutenir différents pans de son économie et l’agriculture tient encore une place prépondérante dans la richesse nationale. Mais les infrastructures sont vieillissantes voire obsolètes et certaines zones du pays sont coupées du reste de l’activité. Aussi, l’Agence française de développement a décidé de faire un geste envers les agriculteurs et éleveurs arméniens en signant auprès du Ministère des Finances d’Arménie un important prêt de 82 millions de dollars. Une enveloppe qui sera destinée à la rénovation du réseau d’irrigation du pays et également à l’extension de celui-ci dans les parties reculées du pays qui n’y ont pas encore accès.

Un réseau vétuste bientôt modernisé

Si ce prêt de la France est à ce point apprécié en Arménie, c’est en raison du fait que le réseau d’irrigation date de l’ère soviétique, et qu’il nécessitait plusieurs opérations de modernisation. Aussi, cette enveloppe de plus de 80 millions d’euros permettra de lancer rapidement les travaux, dès cette année 2016 et pour une finalisation attendue d’ici 5 ans.

Mais ce n’est pas une première pour autant puisqu’en 2011 déjà, l’Arménie avait injecté pour 177 millions de dollars de travaux pour 6 canaux principaux, 17 stations de pompage d’eau et des systèmes de drainage dans plusieurs régions du pays. Une opération financée par des capitaux étrangers encore une fois, en l’occurrence une agence américaine cette fois-ci, la Millenium Challenge Corporation.

Toujours en 2011, la Banque Mondiale avait également mis la main à la poche en débloquant un budget de 18 millions de dollars supplémentaires pour d’autres opérations d’amélioration du système d’irrigation. Puis en 2015, c’est au tour du Fonds Eurasie de Moscou et de l’Opep de participer une fois de plus au financement de la modernisation du réseau pour 65 millions de dollars de plus.

Gageons que le récent prêt de la France permettra une fois pour toute de moderniser les systèmes d’irrigation en Arménie, puisque près de 100 000 agriculteurs sont in fine concernés par le projet. L’Arménie, encore très dépendante de l’agriculture, a peut être enfin trouvé une petite porte de sortie de crise.

Le Kazakhstan coopère sur la défense avec la Jordanie

En visite en Jordanie, le ministre de la Défense du Kazakhstan a conclu une série d’accords visant à mettre en place une coopération plus étroite entre les deux nations. Un premier round de négociations qui a ouvert sur la signature d’un accord bilatéral.

Pays du Caucase aux ressources financières solides de par ses réserves en hydrocarbures, le Kazakhstan entretient également des relations des plus cordiales avec la Russie. Cette proximité géographique et idéologique lui permet notamment d’être en possession d’une armée de l’air et de terre particulièrement bien équipée et opérationnelle. Cet avantage militaire offre à présent au pays la possibilité de coopérer avec des nations elles-mêmes en demande d’une expertise militaire. C’est le cas avec la Jordanie qui vient de parapher une première série de contrats d’achats d’armes kazakhes. Le ministre de la Défense du Kazakhstan déclarant à l’issue de sa visite : “le fait marquant de la visite est la signature d’un accord entre le gouvernement du Kazakhstan et le gouvernement de la Jordanie en termes de coopération militaire”.

Une première étape vers plus de collaborations

Des véhicules blindés ont ainsi été vendus à la Jordanie de même que des radars, des stations de défense, des armes et des viseurs nocturnes. Le ministre de la Défense du Kazakhstan indique également qu’il s’agit là de la première pierre posée entre les deux nations, une première qui ne sera donc pas une dernière : “les accords signés vont booster la coopération entre les forces armées et l’industrie de la défense des deux nations”. Ajoutant que “malgré l’importante distance entre les deux pays, de grandes opportunités sont à saisir en termes du développement d’une coopération économique et militaire”.

 

L’Azerbaïdjan accélère la délivrance de visas touristiques

Afin d’inscrire le pays comme étant une destination touristique prisée, l’Azerbaïdjan vient d’assouplir la procédure de délivrance des visas touristiques. Une adaptation réglementaire en prévision de la tenue de futurs événements au rayonnement mondial.

Ce sont de petits détails qui font une grande différence, et le gouvernement azéri l’a bien compris. Car ce qui semble être une petite mesure corrective, une légère modification réglementaire pourrait bel et bien participer d’un plan d’ensemble plus vaste visant à attirer plus de touristes dans le pays. Il sera désormais deux fois plus rapide d’obtenir un visa touristique qu’auparavant. Une procédure accélérée et également simplifiée puisque l’opération se déroulera en ligne : l’obtention des visas touristiques électroniques nécessitera simplement une copie du passeport accompagnée d’une photo du demandeur et d’un document déclaratif simplifié. Dès lors, 5 jours maximum suffiront pour obtenir le visa touristique.

Développer le tourisme

Avec cette mesure, l’Azerbaïdjan entend bien développer le tourisme, surtout que le pays s’apprête à accueillir des événements sportifs au rayonnement mondial : l’Euro 2020, un Grand Prix de F1 en 2017 et éventuellement les JO d’hiver 2024. Et c’est sans compter sur la culture azérie qui à elle seule mérite d’être découverte tout comme Bakou la capitale. Il y a quelques mois de cela déjà, la ville avait vu naître de nouveaux établissements hôteliers au standing élevé et l’aéroport avait peau neuve. Le pays est donc prêt à accueillir de plus en plus de visiteurs et cette accélération de la procédure de délivrance du visa devrait y participer activement.

Une ligne de chemin de fer entre l’Arménie et l’Iran

L’Arménie à dépêché son ministre des Transports en Iran pour qu’il entérine l’accord de collaboration réciproque au sujet de la création d’une ligne de chemin de fer entre les deux pays.

Décloisonner ces deux pays, leur donner une plus grande ouverture vers l’extérieur pour faire transiter plus facilement marchandises et personnes, c’est le sens du projet de construction de la ligne de chemin de fer entre l’Arménie et l’Iran. Pour y parvenir, le ministre des Transports et des communications arménien Gaguik Beglarian a rencontré son homologue iranien Abbas Akhoundi à Téhéran. Le tracé ira ainsi de Djoulfa en Iran à Yeraskh en Arménie.

D’autres projets en cours

Avec la levée des sanctions à l’encontre de l’Iran, ce pays du Golfe persique s’attend à une intensification des échanges internationaux. Et l’Arménie compte bien en profiter. Car après la voie ferrée qui est donc en cours de construction, une autoroute reliera l’Iran et la Géorgie en transitant par l’Arménie. Le pays du Caucase qui a fait savoir par la voix de son ministre des transports qu’une vaste série d’accords bilatéraux portant sur le fret de marchandises depuis l’Iran jusqu’à la Mer Noire en passant par l’Arménie avaient été conclus entre Téhéran et Erevan. Une aubaine pour l’Arménie qui va pouvoir engranger des recettes commerciales en stimulant le secteur d’activité du transport et du fret.