Une mobilisation qui change le sort d’un chien de service
La gendarmerie a finalement renoncé à l’euthanasie du berger belge malinois Hermès, âgé de six ans et demi : l’animal sera mis à la retraite et confié au refuge Les Amis des bêtes, à Royan (Charente‑Maritime), a rapporté Sud Ouest.
Hermès, anciennement membre de la brigade cynophile de Rochefort, était menacé d’euthanasie après avoir mordu trois militaires lors d’incidents survenus en 2022 et 2025, l’un d’eux ayant été grièvement blessé. La décision de confier le chien au refuge a été prise définitivement le vendredi 16 octobre 2026, selon le même média.
Parcours singulier et implication associative
Le refuge de Royan connaît déjà bien l’animal : en 2021, il l’avait recueilli alors qu’il avait 15 mois pour l’éloigner d’une première décision d’euthanasie liée à des faits de maltraitance chez un particulier en Gironde. Repéré ensuite pour des compétences en recherche de stupéfiants et en défense, Hermès avait été recruté par la gendarmerie.
La décision d’abandonner l’euthanasie intervient après plusieurs jours de mobilisation d’associations de protection animale. Une pétition lancée le 13 octobre a rassemblé plus de 36 000 signatures en quatre jours, réclamant une issue favorable pour le chien. Le refuge s’était porté volontaire dès le début de l’affaire pour accueillir Hermès.
Ce qui va changer pour l’animal et sa prise en charge
Selon les informations disponibles, Hermès devrait être mis à la retraite « d’ici une dizaine de jours ». Le refuge, qui connaît l’animal, a indiqué vouloir « trouver la solution la plus adaptée » à ses besoins, sans autre précision sur les modalités d’accueil et d’adaptation au nouveau cadre.
- Situation actuelle : mis à la retraite et transféré au refuge Les Amis des bêtes (Royan).
- Antécédents : recruté par la gendarmerie après un premier secours du refuge en 2021.
- Motif de la décision initiale : morsures sur trois militaires (2022 et 2025), entraînant une proposition d’euthanasie.
Les enjeux au‑delà du cas individuel
Le dossier soulève plusieurs questions systématiques : la gestion des chiens de service en fin de carrière, les procédures d’évaluation du risque après des agressions, le rôle des refuges et associations lorsque des animaux formés pour les forces de l’ordre ne peuvent plus servir, et la communication des institutions concernées. Le cas d’Hermès illustre aussi la capacité des pétitions et de la mobilisation publique à influer sur des décisions administratives.
Le sujet reste d’intérêt national pour les propriétaires d’animaux et les professionnels : il interroge notamment les conditions de retrait de service des chiens d’intervention et les alternatives à l’euthanasie lorsque des structures d’accueil adaptées existent.
Pour toute question relative à l’adaptation d’un chien retraité de service ou au comportement canin après des épisodes agressifs, il est recommandé de consulter un vétérinaire comportementaliste ou une structure spécialisée. Les informations ci‑dessous sont rapportées d’après Sud Ouest et La Nouvelle République.
| Date | Événement |
|---|---|
| 2021 | Refuge de Royan recueille Hermès (15 mois) pour éviter une euthanasie liée à des maltraitances. |
| 2022 & 2025 | Trois morsures sur des militaires ; l’une ayant causé des blessures graves. |
| 13 octobre 2026 | Lancement d’une pétition réclamant la sauvegarde d’Hermès. |
| 16 octobre 2026 | La gendarmerie renonce à l’euthanasie ; Hermès confié au refuge Les Amis des bêtes. |