Naissances confirmées et enjeux de conservation
Le zoo de Montpellier a annoncé la naissance de quatre guépardeaux le 12 septembre 2026. Selon la Métropole de Montpellier, ces naissances constituent « une excellente nouvelle pour la conservation du guépard d'Afrique centrale », une espèce classée vulnérable sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Les quatre nouveau-nés sont des femelles, issues de la guéparde Bastet, elle-même née au zoo en 2018, et du mâle Josh.
« Une excellente nouvelle pour la conservation du guépard d'Afrique centrale, une espèce classée vulnérable sur la liste rouge de l'UICN », indique la Métropole de Montpellier.
Ces naissances s’inscrivent dans le cadre du Programme européen pour les espèces menacées (EEP), qui pilote les échanges, les reproductions et la gestion génétique des populations animales au sein des parcs zoologiques européens. La Métropole souligne que le couple formé par Bastet et Josh est jugé génétiquement pertinent pour la conservation de l’espèce.
Des premières semaines sous haute surveillance
Les guépardeaux sont actuellement encore aveugles et demeurent « particulièrement vulnérables durant leurs premières semaines de vie ». Ils évoluent dans un espace sécurisé, sous la surveillance de leur mère et des équipes animalières. Leur découverte de l’enclos extérieur est envisagée dans quelques semaines, de manière progressive, selon le protocole habituel pour limiter le stress et garantir leur sécurité.
Pour les visiteurs et passionnés, l’arrivée de ces jeunes femelles rappelle que les premiers mois sont décisifs pour des félins dont la fragilité impose des conditions de calme et des soins continus. En cas de question sur la santé d’un animal de compagnie, il convient de se rapprocher d’un vétérinaire ; les protocoles présentés ici concernent des animaux sauvages suivis par des équipes spécialisées en milieu zoologique.
Un établissement contributeur de longue date
D’après la Métropole, il s’agit de la huitième portée viable née au sein de l’établissement depuis 2018. L’arrivée de ces quatre jeunes femelles intervient alors que les effectifs européens de guépards suivis par les établissements participants connaissent une diminution depuis plusieurs années, en partie liée à la baisse du nombre de structures engagées dans la reproduction de l’espèce.
Le parc, aussi appelé zoo du Lunaret, compte désormais trois femelles, cinq mâles et quatre guépardeaux. Ce noyau reproducteur, encadré par l’EEP, vise à maintenir une diversité génétique la plus large possible, paramètre central pour la résilience des populations en captivité.
| Population au zoo de Montpellier | Effectif |
|---|---|
| Femelles adultes | 3 |
| Mâles adultes | 5 |
| Guépardeaux (2026) | 4 (toutes femelles) |
Cadre européen et prochaines étapes
La Métropole précise que le devenir des jeunes femelles sera déterminé dans le cadre du programme européen, qui organise les transferts et reproductions entre institutions pour préserver la diversité génétique. Concrètement, ces quatre guépardeaux resteront auprès de leur mère jusqu’à leur émancipation, autour de deux ans, conformément aux pratiques encadrées par l’EEP.
Au-delà de l’émotion suscitée, ces naissances offrent un rappel utile : la conservation ex situ des espèces menacées repose sur des données génétiques suivies sur le long terme, des protocoles vétérinaires exigeants et une coordination entre parcs. En France, cette approche contribue à la sensibilisation du public et à la constitution de populations d’assurance, tandis que les actions de conservation in situ poursuivent leurs objectifs complémentaires sur le terrain.
Ce que cela change pour l’espèce… et pour le public
- Renforcement d’une population européenne suivie, à un moment où les effectifs diminuent dans les établissements participants.
- Garantie d’un suivi vétérinaire et comportemental rigoureux pendant les premières semaines, période la plus délicate pour la survie des petits.
- Planification future des transferts éventuels, décidée par l’EEP pour préserver la diversité génétique.
La Métropole rappelle enfin que ces naissances interviennent dans un cadre coordonné à l’échelle européenne. Pour les propriétaires d’animaux de compagnie, les situations et recommandations n’ont pas valeur de conseils personnalisés : en cas de doute sur la santé ou le comportement d’un animal domestique, l’avis d’un vétérinaire s’impose.