Onze arbres et ensembles végétaux implantés dans le département des Hauts‑de‑Seine ont été distingués par l'association A.R.B.R.E.S. et inscrits au label national « Arbre remarquable de France ». L'annonce a été faite le 19 septembre 2026 lors d'une cérémonie organisée à l'Arboretum du Domaine départemental de la Vallée‑aux‑Loups, à Châtenay‑Malabry.
Des sujets choisis pour leur valeur patrimoniale et écologique
Cette reconnaissance met en lumière des spécimens retenus non seulement pour leur taille ou leur ancienneté, mais aussi pour leur caractère rare, leur histoire et leur rôle dans le maintien de la biodiversité urbaine. Le palmarès comprend à la fois des arbres isolés et des ensembles remarquables situés dans plusieurs parcs départementaux.
- Arboretum de la Vallée‑aux‑Loups : six sujets labellisés, dont un cèdre du Liban, un séquoia sempervirens, un charme fastigié, un chêne à feuilles de myrsine, un cyprès chauve et un tulipier de Virginie.
- Parc de la Roseraie : un platane d'Orient et un pin noir ont obtenu la distinction.
- Parc de la maison de Chateaubriand : un catalpa figure parmi les sujets reconnus.
- Deux ensembles remarquables : un bosquet de 144 cerisiers du Japon au Domaine départemental de Sceaux et une allée de 106 cèdres de l'Atlas.
Selon le département, jamais une collectivité n'avait reçu onze labellisations lors d'une même remise, ce qui souligne l'ampleur de leur patrimoine arboré. Le label s'intègre dans la Stratégie Nature 2026‑2030 du Département des Hauts‑de‑Seine, qui place l'arbre comme un axe central de sa politique environnementale.
Quels effets pour ces arbres labellisés ?
Le label comporte plusieurs implications concrètes : reconnaissance publique, intégration dans un réseau national de sujets surveillés et, selon le communiqué du Département des Hauts‑de‑Seine, une protection renforcée dans les années à venir. Les arbres distingués participent à des services écosystémiques visibles en milieu urbain : stockage de carbone, refuge pour la faune et atténuation des îlots de chaleur.
| Site | Espèce / ensemble |
|---|---|
| Arboretum de la Vallée‑aux‑Loups | Cèdre du Liban, séquoia sempervirens, charme fastigié, chêne à feuilles de myrsine, cyprès chauve, tulipier de Virginie |
| Parc de la Roseraie | Platane d'Orient, pin noir |
| Parc de la maison de Chateaubriand | Catalpa |
| Domaine départemental de Sceaux | Bosquet de 144 cerisiers du Japon ; allée de 106 cèdres de l'Atlas |
Outre l'intérêt paysager et patrimonial, l'association A.R.B.R.E.S. considère ces arbres comme des éléments de continuités écologiques, contribuant à la trame verte et aux services rendus aux habitants. Pour les gestionnaires de parcs, la labellisation facilite la priorisation des actions de conservation et la mobilisation de moyens pour l'entretien ou la restauration des sujets remarquables.
Que signifie cette labellisation pour les visiteurs et les collectivités ?
Pour le grand public, ces arbres deviennent des points d'attention et de découverte, susceptibles d'orienter les promenades et les visites. Pour les collectivités, l'inscription au réseau national est un outil de valorisation du patrimoine végétal et peut soutenir des projets liés à l'éducation à la nature ou à la lutte contre les effets du changement climatique en zone urbaine.
La démarche s'inscrit dans une vision plus large de gestion des espaces verts, où la préservation des sujets anciens et exceptionnels complète les actions de plantation et de renaturation.