Un trafic ciblant des teckels nains mis au jour après une perquisition
Trois personnes, dont un vétérinaire retraité, ont comparu mercredi devant la 7e chambre correctionnelle du tribunal d’Évry‑Courcouronnes pour des faits liés à un trafic de teckels nains. Selon le compte rendu publié par actu.fr, l’enquête a établi que près de 300 chiens et chiots auraient été vendus dans le cadre d’une activité commerciale non déclarée et organisée.
Les poursuites visent, selon le dossier, des chefs d’escroquerie en bande organisée, de maltraitance animale et d’élevage clandestin. Les faits ont été documentés à l’occasion de l’expulsion d’un pavillon occupé sans droit ni titre, lors de laquelle les gendarmes ont découvert des enclos rudimentaires en plein été et des animaux vivant dans un environnement insalubre.
« J’aime les animaux. J’ai toujours eu des chiens »,
seule défense rapportée d’Ana C. lors de son audition, citée par actu.fr. Le même quotidien rapporte aussi la réplique utilisée par la prévenue :
« Ils ne manquaient jamais de rien »selon son audition.
Des conditions de détention dénoncées par les forces de l'ordre
Le rapport des gendarmes de la brigade de Palaiseau décrit des enclos de quelques mètres carrés, des chiots privés d’eau et de nourriture et des animaux évoluant au milieu d’excréments pendant une période de canicule. Cinq chiots avaient par ailleurs été retrouvés enfermés dans un sac le 9 janvier 2026 à Brétigny‑sur‑Orge, détail repris dans le dossier.
- Nombre approximatif d'animaux : près de 300 teckels nains vendus.
- Poursuites : escroquerie en bande organisée, maltraitance animale, élevage clandestin.
- Lieu de découverte : pavillon situé chemin des Saulxiers à Saulx‑les‑Chartreux (Essonne), perquisition effectuée par la brigade de Palaiseau.
Qui sont les prévenus et quelles suites ?
Les trois personnes mises en cause sont identifiées dans le dossier comme Ana C., sa nièce Raheia, et Amr D., vétérinaire à la retraite désormais accusé d’avoir couvert le trafic. Tous trois ont été placés en détention quelques jours après leur interpellation à la fin du mois de juin 2026, d’après actu.fr.
| Prévenu | Fonction ou lien | Poursuites |
|---|---|---|
| Ana C. | Responsable présumée du lieu | Maltraitance, élevage clandestin, escroquerie |
| Raheia | Nièce d'Ana C. | Complicité présumée |
| Amr D. | Vétérinaire retraité | Accusé d'avoir couvert le trafic |
Le procès, tel que relaté par actu.fr, a vu les parties civiles — représentées par plusieurs associations de défense des animaux — exposer l’ampleur et la gravité des conditions découvertes. Les suites judiciaires dépendront des éléments techniques et des expertises médicales et sanitaires produits pendant l’instruction et l’audience.
Conséquences pour les animaux et rappel des voies d'action
Lorsque des situations d’élevage clandestin ou de maltraitance sont établies, les animaux peuvent être saisis et pris en charge par des refuges ou associations, tandis que des sanctions pénales sont poursuivies par le parquet. En cas de doute sur le bien‑être d’un animal, il est recommandé de contacter les forces de l’ordre, la gendarmerie ou les associations locales compétentes ; pour un avis médical sur l’état d’un animal identifié, il convient de consulter un vétérinaire.
Cette affaire met en lumière un commerce illicite à grande échelle touchant des animaux de compagnie, et pose des questions sur la chaîne d’importation, la traçabilité et le rôle des professionnels de santé animale dans la prévention des abus.